Cocos nucifera

Cocotier
tahitien : Ha’ari, Niu
tuamotu : Hakari
Le pays d’origine du cocotier n’est pas connu. Probablement parti de l’océan Pacifique ou de l’Extrême-Orient, le cocotier s’est répandu dans le monde entier de deux manières :
- de manière naturelle, grâce à la flottaison des fruits au gré des courants marins,
- beaucoup plus tardivement, au cours des voyages et migrations humaines.
Le Cocotier est considéré comme indigène en Polynésie française bien qu’il ait pu avoir été introduit lors des migrations polynésiennes. Son omniprésence est due à l’explosion de la demande en coprah en Europe et aux États-Unis.
Le cocotier est l’arbre providentiel des îles océaniennes. Ses usages sont multiples, et chaque partie de la plante est utile et utilisée pour l’alimentation, la médecine, la cosmétique, la construction et la fabrication de divers objets.
Description botanique
Le cocotier est un palmier tropical, l’un des plus connus car largement associé dans l’imaginaire collectif aux belles plages paradisiaques de nos îles. Il est formé d’un tronc (ou stipe) surmonté d’une large couronne de feuilles. Le tronc, d’aspect relativement lisse et de couleur claire, s’élargit quelquefois à la base et forme un bulbe qui augmente sa résistance, notamment aux cyclones.
Les feuilles du cocotier sont persistantes, pennées, et mesurent de 4 à 6 m de longueur. Elles laissent sur le tronc une marque régulière en forme de croissant. À l’aisselle de chaque feuille se trouve généralement une inflorescence qui se développe en un régime chargé de noix de coco. Le cocotier porte à la fois des fleurs mâles et femelles. Il existe deux groupes de cocotiers, qui sont soit auto-fertiles, soit qui nécessitent une pollinisation croisée.
Le fruit, appelé noix de coco, est une grosse noix entourée d’une peau coriace et épaisse de couleur sombre, elle-même entourée d’une couche fibreuse. Il contient un liquide d’abord limpide puis trouble appelé eau de coco.
Usages alimentaires
Les usages du cocotier sont multiples : l’eau de la noix sert de boisson; aux divers stades de son développement, l’albumen, l’ amande, est consommé ; l’amande mûre pressée donne le lait de coco qui est un ingrédient essentiel de la cuisine tahitienne. Cette même amande râpée sert aussi à préparer ces condiments fermentés que les Tahitiens nomment « miti hue » et « taioro ».
Le bourgeon du cocotier est comestible de même que l’organe de succion qui se développe dans la cavité de la noix lors de la germination; cette masse spongieuse d’un goût agréable est la « pomme de coco » ou « huto » des Tahitiens.
Propriétés cosmétiques
De l’amande mûre râpée, les Tahitiens savaient extraire l’huile en plaçant la râpure dans des récipients de bois qu’ils exposaient au soleil; l’huile ainsi libérée et recueillie au fond du récipient servait à la préparation du monoi.
usages en médecine traditionnelle
La noix de coco jouait un rôle de premier plan dans la médecine traditionnelle, par son eau et son huile qui sont utilisés dans de nombreux remèdes. L’eau de coco, parfaitement stérile, qui a des propriétés diurétiques était utilisée pour le diabète, les maladies des reins et de la vessie. L’huile servait de purgatif. Le jus de la bourre était utilisé contre les empoisonnements par certains poissons. Enfin les racines servaient en cas de contusions et d’entorses.
Usages traditionnels
Le cocotier a également de nombreux autres usages : la construction des habitations, confection de cordages, fabrications d’ustensiles domestiques, préparation de bien des médicaments tahitiens… C’est vraiment l’arbre providentiel des îles océaniennes.
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