Monthly Archive for mars, 2010

Hina , la légende du cocotier

Hina , la légende du cocotier

A l’âge de seize ans, la belle princesse de Pape’uriri, Hina (Cendrée), fut promise en mariage par sa mère et son père au roi du lac Vaihiria, Faaravaaianuu.
Quand on lui présenta son époux, se fut la stupeur. Elle découvrit, en effet, que le roi du lac était une monstrueuse anguille. Hina, épouvantée, s’enfuit à Vaira’o, dans la presqu’île de Tai’arapu, chez le dieu Maui. L’anguille, ou bien le prince nommé Faaravaianuu sortit du lac et se fraya un chemin dans la vallée de Vaihiria. Aujourd’hui, lorsqu’on la survole, le cours d’eau de la rivière fait penser au chemin d’une anguille.
L’anguille arriva bientôt à retrouver la princesse. Maui, horrifié, plaça ses deux tiki en pierre sur la falaise et, grâce à cette protection, réussit à pêcher la bête monstrueuse. Il la coupa en trois morceaux et, ayant enveloppé la tête dans une pièce de tapa, il la présenta à Hina en disant : « Ne pose surtout pas ce paquet à terre avant d’être arrivée chez toi, et plante-le au centre de l’enclos de ton marae. Cette tête d’anguille contient de grands trésors. Tu en tireras de quoi construire ta maison, de quoi boire et de quoi manger. »
Hina partit. A quelque distance de là, oubliant le conseil du dieu, elle désira se baigner avec ses servantes et déposa son paquet sur l’herbe. Quelle erreur fit-elle.
La terre alors s’ouvrit et engloutit la tête de l’anguille.
Une plante apparut et se mit à grandir.
Elle devint un arbre étrange, ressemblant à une immense anguille dressée, la tête vers le soleil : le premier cocotier (tumu ha’ari) venait de naître. Alors Hina comprit qu’elle ne pouvait plus rentrer chez elle, qu’elle devait surveiller la croissance de cette nouvelle richesse.
Les jours passèrent. Une grande sécheresse survint et seul le cocotier résista. Les hommes goûtèrent alors les fruits qui contenaient une eau sucrée et sur lesquels apparaissaient trois taches sombres, dessinant les yeux et la bouche de l’anguille.
Ainsi, boire un coco à la façon de Hina, c’est savourer un baiser royal jadis refusé.

Le Banian du jardin botanique

Le Banian du jardin botanique

Ce banian est le plus bel arbre du jardin botanique, tout au moins par son ampleur.
En 1936, Harrison Smith planta la graine de ce banian qui avait été acheté chez le grainetier Vilmorin au bord de la Seine à Paris. L’arbre a grandi et est devenu le plus grand du jardin botanique de Tahiti avec un diamètre de plus de 70 mètres.
Le banian (ficus benghalensis) est originaire du sud de l’Asie. Sa grande particularité est ses racines adventives qui descendent des branches de tous côtés, quelques unes s’arrêtant à mi chemin et d’autres allant jusqu’au sol pour y former de nouvelles bases à l’arbre, ce qui lui donne l’aspect d’une quantité de cordes tombant des branches. Petit à petit, ces racines prendront corps en terre et remplaceront le cœur de l’arbre actuel qui dépérira.
Les bourgeons sont recouverts de gaines blanches d’où sortent des feuilles d’abord vert pâle puis vert foncé lorsqu’elles atteignent leur taille définitive.
Le Banian est différent des autres arbres, car il pousse en quelque sorte du haut vers le bas, en lâchant ses racines aériennes qui à leur tour deviennent de nouveaux arbres intimement liés les uns aux autres. C’est probablement pour cette raison qu’on a récemment baptisé un certain type de réseau d’ordinateurs du nom de « Banian ».
Le feuillage est toxique et sa sève peut être irritante.

Anguilles sacrées

Anguilles sacrées

A Fā’ie, au cœur du petit village, une petite communauté de puhi tari’a géants ou anguilles à oreilles ont élu domicile dans les racines immergées des māpē (châtaigniers tahitiens) dans un petit ruisseau que traverse la route de ceinture.
Elles font le bonheur des enfants et des touristes ébahis et impressionnés par leur taille et leurs grandes et puissantes ondulations.
La population interprète leur présence comme un don divin et la promesse d’une vie d’abondance.
Et pour la petite anecdote, une petite échoppe s’est installée tout près du petit pont, depuis lequel on peut observer ces superbes créatures, et elle vend aux touristes des boîtes de maquereaux pour nourrir ces êtres merveilleux et s’esclaffer de joie à la vue des torsades et entortillements qu’elles réalisent, provoquant des gerbes d’eau spectaculaires alors qu’elle se jètent sur les filets de maquereaux qu’elles raffolent.

L’anguille à oreilles ou puhi tari’a est un motif culturel qui occupe une place prépondérante dans la mythologie polynésienne. Ainsi, plusieurs versions racontent l’origine du cocotier au travers du thème d’une anguille divine, donc prestigieuse et sacrée, de la tête de laquelle aurait germé le premier cocotier, arbre de vie par excellence aux usages multiples et bienfaiteurs.

Puhi en tahitien est une notion qui renvoie au concept de matrice (pū) d’où jaillit (hī) la matière, les éléments, les êtres. L’anguille serait donc perçue tel un réceptacle d’où jaillirait la vie, et qui aurait été originellement créée in illo tempore, à partir des intestins de Ta’aroa, divinité première et tutélaire qui créa l’Univers polynésien, toute chose et tout être. Manavā en tahitien, les intestins, les entrailles, sont considérés par les Polynésiens comme étant le siège des émotions les plus fortes, de la toute puissance spirituelle et vitale de l’individu.
Préservées, choyées voire divinisées par les Polynésiens, la présence de puhi tari’a dans un ruisseau, un cours d’eau, une source, etc, est signe de vie et d’abondance, celles-ci participant d’ailleurs à la pureté de l’eau qu’elles filtrent tout comme les « chevrettes » ou crevettes d’eau douce locales.

La Cosmetic Academy

LES DATES A RETENIR
Inscriptions : du 08 mars au 25 juin 2010
Séances candidats : 02 avril au 26 juin 2010
Pré-selections:29/06/10
Remise des Prix : 06/08/10

Les critères de sélection

- marketing : cohérence du produit avec la catégorie choisie, mise en valeur des ingrédients Polynésiens, originalité du produit

- techniques : faisabilité, originalité, cohérence avec les revendications, sensation à l’application sur la peau

1er Prix

Le Lauréat remportera le privilège de :
- voir sa création reconnue par le grand public et des professionnels
- voir son produit commercialisé en France et au Canada
- recevoir une commission sur les ventes de sa création par le Laboratoire de Cosmétologie du Pacifique Sud.

Les prix

Les critères de sélection

- marketing : cohérence du produit avec la catégorie choisie, mise en valeur des ingrédients Polynésiens, originalité du produit

- techniques : faisabilité, originalité, cohérence avec les revendications, sensation à l’application sur la peau

- esthétiques : parfum, couleur, texture

Le mode de sélection

1/ Phase de Présélection :

les projets seront sélectionnés par le jury à huis clos, les dix meilleurs seront engagés pour la phase finale.

Ces 10 candidats pourront, s’ils le souhaitent, re-travailler leur projet au laboratoire uniquement lors de 2 séances pendant 2 semaines. Ils pourront affiner leur création en retravaillant le parfum, la texture, leur histoire…. sans en changer le nom et radicalement la composition.

2/ Phase de Sélection finale :

Fin juillet, pendant 10 jours, le public pourra découvrir les portraits des finalistes chaque jour sur la chaîne Tahiti Nui TV et pourra évaluer les créations au Méridien Tahiti auprès d’un « Cosmetic Bar ».

Le « Cosmetic Bar » permettra de découvrir les portraits des finalistes et de les évaluer par SMS.

Début août, une audition et une évaluation du jury permettront le classement des 10 sélectionnés.

Devant le jury, les candidats argumenteront leur projet et les 3 meilleurs, dont le lauréat, seront sélectionnés.

Les appréciations du jury et les votes SMS du grand public s’ajouteront afin de distinguer la création lauréate. Les notations du public seront comptabilisés par vote SMS, ils représenteront 40% de la note finale, l’autre partie étant attribuée par le jury.

Trois projets de création seront distingués et remporteront un Prix :

1er Prix

Le Lauréat remportera le privilège de :
- voir sa création reconnue par le grand public et des professionnels
- voir son produit commercialisé en France et au Canada
- recevoir une commission sur les ventes de sa création par le Laboratoire de Cosmétologie du Pacifique Sud.
La commercialisation comprend selon le produit lauréat : la mise en conformité réglementaire (allergènes, tests innocuité, dépôts CAP…), la fabrication du produit, le marketing du produit, la distribution

2ème Prix

2 billets d’avion Papeete- Los Angeles – Papeete (hors taxes) offerts par Air Tahiti Nui.

3ème Prix
Des produits cosmétiques pour une valeur de 30.000 fcp.

Les Modalités

LES DATES A RETENIR
Inscriptions : du 08 mars au 25 juin 2010
Séances candidats : 02 avril au 26 juin 2010
Pré-selections:29/06/10
Remise des Prix : 06/08/10

Pour participer, chaque créateur devra :
1. formuler, composer, créer son produit ;
2. proposer un nom à sa création en assemblant des ingrédients ;
3. argumenter son projet par une histoire, une originalité et révéler sa source d’inspiration.
Ces éléments seront très importants dans la sélection du jury, ils serviront de critères de notation des produits candidats notamment dans la phase de pré sélection.

Chaque candidat repartira avec environ 400ml de sa création sous forme de pots ou de flacons.

Tarif de l’Inscription par Candidat : 10 000 Fcp TTC (83,80 euros)

Conditions de Séance :
-Minimum : 4personnes
- Maximum : 6 personnes

Modalités d’enregistrement :
- sur place, au Laboratoire de Cosmétologie du Pacifique Sud pK 39,5 – Papara
- en remplissant le formulaire électronique d’inscription.

Enregistrement à l’avance et selon disponibilité, au moins 24h avant la séance.
La participation de chaque candidat est limitée à la soumission de 4 projets sur la période de la Saison 3.

Les Conditions de participation :
1. être créatif ou vouloir le devenir ;
2. participer à une séance du Laboratoire du Formulateur ;
3. remplir le formulaire d’inscription. Merci de prendre note qu’en vous inscrivant vous acceptez automatiquement le règlement que vous pouvez consulter ;
4. remettre à la fin du Laboratoire du Formulateur votre pack de candidature (qui vous sera remis en début de séance) dûment rempli.

Le Thème – Saison 3 : Tahiti et ses îles

Dans une création cosmétique, représenter un archipel, une île, une vallée, une plage, un site historique…. ou plus généralement un lieu.

Ce produit doit être l’expression d’un moment passé, d’une rencontre, d’une union, des meilleurs souvenirs, de son enfance, de ses meilleures vacances … à Tahiti ou dans ses îles.

Tahiti et ses îles, source d’émotions !

De l’archipel des Marquises, des Tuamotu, des Australes ou de la Société, au cours d’une visite dans ces îles, les émotions sont toujours intenses. Les paysages, les couleurs et les parfums maintiennent tous les sens éveillés.

Tahiti et ses îles, moteur de créativité !

Lieu de refuge intellectuel pour de célèbres artistes, notamment Paul Gauguin et Jacques Brel qui avaient choisi de s’exiler aux îles Marquises, « Tahiti et ses iles » ont toujours représenté le berceau rempli de mystère et de quiétude pour les créateurs. Afin de nourrir leur inspiration, ces archipels devenaient une des solutions pour le développement des sens et de la créativité.

Les formules cosmétiques – Saison 3

1. Huile Tradition

Cette huile, inspirée des Traditions et des Rituels de Beauté de « Tahiti et ses îles », est composée d’un mélange d’huiles végétales dont des huiles de Monoï obtenues par 2 macérations successives de plantes fraîches.

Les végétaux (autres que la fleur de tiare), mis en macération dans l’huile de Monoï, développeront une texture, une couleur et des senteurs uniques de l’huile.

Au cours de cette étape, les composés lipophiles des plantes gorgent ces huiles naturelles et leur confère une richesse exceptionnelle en actifs.

Découvrez à l’état pur les bénéfices des huiles d’Ananas de Moorea, le philtre d’amour « Umuhei », la Vanille de Tahiti, la Santal du Pacifique, le Noni, la fleur de Kau pe….

Cette formule pourra être améliorée par des huiles au toucher soyeux, des pigments (paillettes), un gélifiant, des poudres exfoliantes…

2. Bi-Phase Essentiel

Cette formule d’huile bi-phase est riche en actifs, elle associe deux parties:

- lipophile : les huiles de Monoï et les huiles végétales,

- hydrophile : les hydro-distillats, les extraits végétaux, les extraits d’algue, l’eau de lagon…

Produit bi-phase dans laquelle les éléments hydrophiles se mêlent naturellement à la richesse des huiles végétales.

Rend à l’âme la vitalité, détoxifie le corps et lui permet de retrouver de délicieuses sensations de plaisir.

Découvrez les bénéfices des eaux de Vanille de Tahiti, de Santal du Pacifique, de fleur de Kau pe… les extraits végétaux de Tiare, de Rea Tahiti….

Cette formule pourra être améliorée par des huiles au toucher soyeux, de l’alcool pour un toucher frais, sec et des colorants.

3. Gelée des Iles

Cette formule gel permet d’incorporer des actifs végétaux lipophiles et hydrophiles. Elle rafraîchit la peau et lui permet d’apporter les nutriments essentiels.

Véritable soin du corps ou du visage, cette gelée hydrate et adoucit la peau sans laisser de film gras.

Possibilité de formuler une gelée fraîche, de massage ou transparente.

Par sa texture épaisse à fondante, selon les utilisations, cette forme cosmétique offre le plaisir du soin tout en laissant la peau confortablement hydratée.

Cette formule pourra être améliorée par des huiles au toucher soyeux, des pigments (paillettes), des poudres exfoliantes, de l’alcool pour un toucher frais et des colorants.

4. Rituel Capillaire

L’image de « Tahiti et ses îles » est indissociable de celle de la chevelure des vahine, symbole de leur séduction.

Dans les années 60, une première scénarisation Hollywoodienne, dans le film « Les révoltés du Bounty », permis de révéler le pouvoir séducteur de la belle Maimiti sur le lieutenant Fletcher.

De plus, avant d’apparaître, les danseuses traditionnelles se sont toujours enduites la chevelure de Monoï aux effluves émotionnels.

Aujourd’hui, à Tahiti, apporter du soin capillaire est un véritable geste journalier.

Comme une sève nutritive, ce rituel répare et restaure la fibre capillaire, riche en huiles et beurres végétaux, il développera aussi votre potentiel de séduction.

Sous forme de beurre ou de baume, cette forme cosmétique s’applique généreusement sur la chevelure et peut se réaliser en forme rinçable.

Cette formule pourra être améliorée par un agent rinçable ou des pigments (paillettes) et des colorants.

La participation de chaque candidat est limitée à la soumission de 4 projets par personne.

Ce challenge est ouvert à toute personne physique ne possédant pas de réelle compétence et n’exerçant pas dans le domaine de la création et la fabrication des produits cosmétiques.

Néanmoins, esthéticiennes, masseurs,coiffeurs, conseillères en beauté et en parfumerie… pourront participer au challenge.

Aito du motu Anapa

Aito du motu Anapa

Le héros légendaire Hiro serait venu de nuit de l’île de Tahaa jusqu’à Tahiti, dans le but de rapprocher l’île de Tahiti à l’île de Raiatea pour pouvoir se rendre d’une île à l’autre sans avoir à traverser l’eau. Pour cela, il débarqua à Papenoo sur la côte Est de Tahiti. Il attacha l’île de Tahiti à son bateau et se mis à tirer. Il réussit à faire bouger l’île, mais un coq dérangé dans son sommeil se mis à chanter bien avant le lever du jour. Hiro de peur d’être aperçu avec les premiers rayons du soleil dû arrêter son œuvre.
Sous les rayons du soleil, son bateau a été changé en pierre, le motu Anapa ou motu Rairoa, et les deux mâts se sont transformé en deux arbres, des aito (arbres de fer)

Iles du vent / Tahiti / Hitia’a O Te ra / Pk 16 E
Pointe Rairoa à Papenoo

Purau’ papa – Vaipuna

Purau’ papa Vaipuna


Non loin du refuge des cueilleurs d’oranges existe une pierre plate d’environ 1 m de hauteur.

Cette pierre appelée Purau’ papa Vaipuna, est percée d’une cuvette de d’environ 20 cm de profondeur. Ce creux était continuellement rempli d’eau, même si on la retirait , le trou se remplissait à nouveau d’une eau très claire. C’était la pierre sacrée de Puna : symbole de son mana (pouvoir).

Un jour, une dispute opposa les deux clans qui se déclarèrent la guerre et Puna fut vaincu et tué par ses ennemis. Il fut  » ru’uru’ » sur sa pierre, ligoté et massacré. Ce qui donna le nom de Punaru’u à cette vallée.

Cette pierre est citée dans la légende de Puna. Lorsque Puna a été fait prisonnier, le héros lui proposa un marché pour ne pas combattre inutilement : “Si tu bois l’eau du creux de cette pierre, je te donne mes biens, mais si tu ne réussis pas, je te tuerais” . Malheureusement pour Puna, la source était intarissable et on lui coupa le cou.

Depuis longtemps les porteurs d’oranges qui connaissaient cette pierre venaient se désaltérer dans cette source miraculeuse. Mais malheureusement, une femme peu respectueuse est venue prendre un bain de siège dans cette eau pure, qui depuis s’est tarie. La source, pas la femme !

les du vent / Tahiti / Punaauia / Tamanu / Pk 15,50
Plateau de Tamanu